Revue de presse

Jazz à Carthage 2010 : le Jazz et toutes ses mouvances !

26.03.2010 | source : www.tuniscope.com

Une conférence de presse dédiée au Festival de Jazz à Carthage 2010 a été tenue ce matin à l’Hôtel Barcélo Carthage à Gammarth, durant laquelle M.Mourad Mathari, organisateur de l'évènement, a justifié le choix des artistes de cette 6ème édition par le vœu exprimé d’atteindre un public plus large.

« On essaie de trouver le bon équilibre avec un programme attractif pour tous. » a déclaré Mourad Matahri, sous-entendu que la programmation du Festival essaie de répondre aux attentes d’un public que l’organisateur essaie d’élargir encore un peu plus. Il ajoute que certains choix lui ont été insinués par le public des "Facebookers" tunisiens, notamment en ce qui concerne le belge Milow, révélé l’année dernière par sa reprise du tube de Justin Timberlake, Ayo technology.

Jazz à Carthage … by Tunisiana

Jazz à Carthage by Tunisiana, l’une des rares manifestations culturelles réussies et de qualité en Tunisie, trouve la source de son succès dans le travail minutieux de Scoop Organisation et ses partenaires. « Plus de 10 mois de préparatifs » affirme M.Mathari. Sans oublier, évidemment, l’apport de Tunisiana dans cette manifestation. Un partenariat gagnant-gagnant, et un apport financier estimé à 1/3 du coût réel du Festival. Mme Ikram Ellouze, responsable des relations publiques de Tunisiana, a par ailleurs déclaré que le rôle de l'opérateur, c’est de baisser les prix pour démocratiser le Festival. Sans ce, les billets seraient inaccessibles à monsieur tout le monde.

Peut-on alors imaginer Jazz à Carthage sans Tunisiana ? Pas pour le moment, affirment les deux parties qui soutiennent que « Tunisiana, c’est plus qu’un sponsoring ».

« Il faut bannir les invitations ! »

Mourad Matahri a profité de ce point de presse pour pointer du doigt un phénomène fréquent, un peu odieux mais dont personne n’ose en parler : les demandes d’invitations. « Il faut bannir les invitations » déclare-t-il. « Ce n’est pas normal que des gens, haut placés, me téléphonent et me demandent des invitations alors qu’ils devraient aider la culture…. Et en plus, ils quittent la salle au milieu du spectacle ». Sachant, par ailleurs, que ce Festival ne reçoit aucune subvention ou aide de l’État.

Les artistes tunisiens

Amine et Hamza Mraïhi seront au rendez-vous le 9 avril, pour la première soirée de cette 6ème édition. Certains se demandent si le duo (Oud et Kanoun) ne serait pas un intrus dans un Festival de Jazz, mais l’organisateur justifie ce choix par le projet « à dimension internationale » présenté par les jeunes virtuoses Amine et Hamza Mraïhi intitulé « Perpetual motion », en plus de sa volonté d’encourager et promouvoir les artistes tunisiens, dont le talentueux Dhafer Youssef (lui également ne s’apprête pas au jazz).