Revue de presse

6e édition de Jazz à Carthage du 9 au 18 avril

26.03.2010 | source : La presse

Désormais ancré dans le paysage artistique et culturel du pays, l’évènement Jazz à Carthage se tiendra dans sa 6e édition du 9 au 18 avril dans la salle «Le Barcelo» dotée d’équipements techniques performants.

Chaque printemps, un public fidèle et averti, entre jeunes et moins jeunes, d’ici et d’ailleurs, fête cette musique éternelle «qui se nourrit aux sources les plus diverses» et qui a su merveilleusement allier tradition et modernité.

Empruntant aux musiques africaines et européennes, le jazz tous genres et tendances confondus interpelle et séduit des générations qu’elles soient noires ou blanches au fil du temps.

L’on comprend donc que sous nos cieux, du festival de Carthage à ses débuts en passant par le festival de Tabarka jusqu’à Jazz à Carthage, concocté par Mourad Mathari, promoteur-créateur d’évènements, cette musique ait ses adeptes et ses fans. Et ils sont nombreux.

Il faut dire que les stars du jazz, tels les Count Basie, Duke Ellington, Louis Armstrong, Dizzy Gillespie, Charles Mingus, Keith Jarret, Ray Charles, Liz McComb, Mahalia Jackson, Nina Simone, et tant d’autres musiciens, chanteurs et chanteuses, sont venus de terres lointaines à la rencontre du public tunisien.

Et Jazz à Carthage poursuit sur la même voie : favoriser encore et toujours la rencontre avec des artistes phare et des figures emblématiques du jazz d’hier et d’aujourd’hui, qu’elles soient américaines ou européennes.

Aussi, lors de cette 6e édition, quinze formations de huit pays différents seront de la fête sous la houlette de plusieurs stars, tels John Lee Hooker Jr, grand bluesman contemporain, brassant avec brio ses racines blues et les sonorités modernes. Trois albums Blues with a vengeance (2004), Cold as ice (2006) All odds against me l’ont consacré comme l’un des meilleurs jazzmen de sa génération.

Tomatito (petite tomate), un guitariste hors du commun, l’un des représentants les plus brillants du «Nouveau flamenco», Peter Cincotti, pianiste, chanteur et compositeur qui, à 27 ans, a déjà une longue prodigieuse carrière derrière lui. Sa voix magique lui permet d’explorer tous les styles blues, jazz, rock, funk… avec brio. En attestent ses quatre albums et son titre phare.

Good bye Philadelphia

Chucho Valdès, le maestro cubain du jazz Latino, consacré par sa célèbre composition «La misa Negra», a, à son actif, l’incorporation dans les années 70, des rythmes afro-cubains des tambours sacrés Bata à la musique populaire du jazz.

Vaya Con Dios, le groupe acoustique est de retour après le succès du concert donné il y a deux ans lors de la 4e édition de Jazz à Carthage.

La chanteuse vedette Dani Klein, dotée d’une superbe voix, interprétera des morceaux aux rythmes d’une grande facture mêlant blues, Top latino et soul pour la plupart tiré de leurs album The ultimate collection.

Une autre génération se produira également lors de cette édition, celle des Axelle Red, Candy Dulfer, Dhafer Youssef et Kyle Eastwood, le digne fils de son père, l’un des meilleurs bassistes de sa génération, Buika, «La fille de feu», Jacinta, la chanteuse Blue note du Portugal ou encore Amine et Hamza.

Et enfin les plus jeunes Félix Junior et Hamilton Pinheiro, compositeurs et interprétes du groupe brésilien duo 13 ou Milow qui caracole en tête des hit parades grâce à un seul titre Yo technology.

Ouvert sur plusieurs générations matures ou nouvelles, Jazz à Carthage offre un florilège de toutes les tendances de jazz entre créations et interprétations des plus variées et des plus personnelles.

Au public qui sera invité à découvrir d’autres surprises, dans le volet Jazz attitude, entre jazz club, Jam session et After jazz, d’apprécier. En tout cas, ça promet de swinguer.

Samira Dami